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Mise en demeure pour non-représentation d'enfant

Rédigé et vérifié par la rédaction d'Exemple de lettre, sous la direction de Gaëtan Rebut, fondateur et éditeur, d'après les textes officiels (Légifrance, Service-Public).Notre méthode & nos sources →

En bref

Mettez en demeure l'autre parent de respecter le droit de visite fixé par le juge et rappelez le délit de non-représentation d'enfant, avant toute plainte.

Objet :
Mettre en demeure
Mode d'envoi conseillé :
Recommandé avec accusé de réception — seule preuve d'une date de réception opposable
Personnalisation :
17 champs à compléter en ligne, aperçu en temps réel
Coût et format :
Gratuit, sans inscription — impression, Word et PDF

Comprendre la lettre recommandée avec accusé de réception — valeur juridique, tarifs et délais.

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Pourquoi envoyer une mise en demeure pour non-représentation d'enfant ?

Lorsqu'un jugement fixe un droit de visite et d'hébergement, chaque parent doit s'y conformer. Le parent chez qui l'enfant réside habituellement a l'obligation de « représenter » l'enfant, c'est-à-dire de le remettre à l'autre parent aux dates et horaires prévus par la décision. Lorsqu'il refuse sans motif légitime, il commet le délit de non-représentation d'enfant, prévu et réprimé par l'article 227-5 du Code pénal, passible d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende.

C'est généralement le parent bénéficiaire du droit de visite, privé de son enfant, qui adresse cette mise en demeure au parent chez qui l'enfant réside. Avant d'engager une procédure pénale, ce courrier permet de rappeler officiellement la décision de justice et les sanctions encourues. Il a un double intérêt : offrir une dernière chance de régler le différend à l'amiable et constituer une preuve écrite du refus, datée et incontestable, si la situation devait se poursuivre devant les tribunaux.

Que doit contenir votre lettre ?

Pour être efficace, la lettre doit être précise et viser la décision de justice qui vous accorde le droit de visite. Elle mentionne notamment :

  • votre identité et votre qualité de parent titulaire du droit de visite et d'hébergement ;
  • l'identité de l'enfant concerné et sa date de naissance ;
  • la référence exacte du jugement, sa date et la juridiction qui l'a rendu ;
  • les modalités du droit de visite fixées par le juge (week-ends, vacances, horaires) ;
  • la date et les circonstances précises du refus de représentation ;
  • le rappel de l'article 227-5 du Code pénal et des peines encourues ;
  • un délai clair pour se conformer à la décision.

Restez factuel : décrivez les faits sans injure ni menace excessive. Un ton mesuré renforce la crédibilité de votre démarche si le dossier est un jour examiné par un magistrat.

Délais, pièges à éviter et suites possibles

Envoyez impérativement la lettre en recommandé avec accusé de réception et conservez-en une copie ainsi que l'avis de réception : ces documents prouveront que l'autre parent a été informé. Chaque refus doit être documenté ; des SMS, courriels, attestations de témoins ou un dépôt de main courante peuvent utilement compléter votre dossier.

Attention à ne pas vous mettre vous-même en tort. Un retard de paiement de la pension alimentaire, un désaccord éducatif ou un simple conflit ne justifient jamais un refus de représentation, dans un sens comme dans l'autre. De même, ne cherchez pas à récupérer l'enfant par la force : privilégiez toujours la voie judiciaire.

Si, malgré la mise en demeure, le refus persiste, vous pouvez déposer plainte pour non-représentation d'enfant auprès du commissariat, de la gendarmerie ou du procureur de la République. Vous pouvez aussi saisir le juge aux affaires familiales pour faire exécuter ou adapter le droit de visite. Selon la gravité et la répétition des faits, la réponse pénale peut aller du rappel à la loi à des poursuites devant le tribunal correctionnel, et le juge civil peut tirer les conséquences de ces refus répétés sur les modalités de résidence de l'enfant. La mise en demeure constitue alors la première pierre d'un dossier solide.

[Vos nom et prénom]
[Votre adresse]
[Votre code postal et ville]

[Nom de l'autre parent (destinataire)]
[Adresse de l'autre parent]
[Code postal et ville de l'autre parent]

[Ville de rédaction], le [Date de la lettre]

Objet : Mise en demeure de respecter le droit de visite et d'hébergement — référence [Référence du jugement (n° RG)] (lettre recommandée avec accusé de réception)

Madame, Monsieur,

Je suis le parent de l'enfant [Prénom de l'enfant], né(e) le [Date de naissance de l'enfant]. Par jugement rendu le [Date du jugement] par [Juridiction ayant rendu le jugement] (référence [Référence du jugement (n° RG)]), un droit de visite et d'hébergement m'a été accordé selon les modalités suivantes : [Modalités du droit de visite et d'hébergement fixées par le juge].

Or, en violation de cette décision de justice exécutoire, vous avez refusé de me représenter l'enfant à la date prévue du [Date à laquelle l'enfant devait être représenté]. Les circonstances de ce refus sont les suivantes : [Description des circonstances du refus].

Je vous rappelle que le fait de refuser indûment de représenter un enfant mineur à la personne qui a le droit de le réclamer constitue le délit de non-représentation d'enfant, réprimé par l'article 227-5 du Code pénal d'une peine pouvant aller jusqu'à un an d'emprisonnement et 15 000 € d'amende.

En conséquence, je vous mets en demeure de respecter sans délai le jugement précité et de me représenter l'enfant [Prénom de l'enfant] conformément aux modalités fixées, dans un délai de [Délai accordé pour se conformer (en jours)] jours à compter de la réception de la présente lettre.

À défaut, je me réserve le droit de déposer plainte auprès du procureur de la République pour non-représentation d'enfant et de saisir le juge aux affaires familiales. La présente mise en demeure, adressée par lettre recommandée avec accusé de réception, sera produite à l'appui de ces démarches.

Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.

[Vos nom et prénom]
Signature

L'aperçu se met à jour en temps réel — les champs à compléter apparaissent [entre crochets]

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Questions fréquentes

Les réponses aux questions que vous vous posez à propos de cette lettre.

Qu'est-ce que le délit de non-représentation d'enfant ?
Le délit de non-représentation d'enfant désigne le fait, pour un parent, de refuser indûment de remettre l'enfant à l'autre parent qui dispose d'un droit de visite ou d'hébergement fixé par un jugement. L'article 227-5 du Code pénal punit ce délit d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende. C'est le non-respect volontaire et injustifié de la décision de justice qui est sanctionné.
Pourquoi envoyer cette lettre en recommandé avec accusé de réception ?
Le recommandé avec accusé de réception donne une date certaine à votre démarche et prouve que l'autre parent a bien été informé de ses obligations et des sanctions encourues. Cette preuve est précieuse si vous devez ensuite déposer plainte ou saisir le juge aux affaires familiales. Conservez une copie de la lettre ainsi que l'avis de réception.
Que faire si l'autre parent continue de refuser après la mise en demeure ?
Vous pouvez déposer plainte pour non-représentation d'enfant auprès du commissariat, de la gendarmerie ou directement du procureur de la République, sur le fondement de l'article 227-5 du Code pénal. Vous pouvez également saisir le juge aux affaires familiales pour faire exécuter ou adapter le droit de visite. La mise en demeure et vos preuves du refus appuieront ces démarches.
La mise en demeure est-elle obligatoire avant de porter plainte ?
Non, elle n'est pas une condition légale du dépôt de plainte. Elle reste toutefois vivement conseillée, car elle laisse une dernière chance de résolution amiable et démontre votre bonne foi. Elle constitue aussi un élément de preuve du caractère volontaire du refus.
Un parent peut-il refuser de représenter l'enfant pour un motif sérieux ?
Le refus n'est justifié que dans des cas exceptionnels, comme un danger grave et immédiat pour l'enfant, et doit rester proportionné. Même alors, il est préférable de saisir sans délai le juge aux affaires familiales ou de signaler la situation plutôt que de se faire justice soi-même. Un simple désaccord éducatif ou un retard de pension alimentaire ne justifie jamais la non-représentation de l'enfant.