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Demande de congé de présence parentale

Rédigé et vérifié par la rédaction d'Exemple de lettre, sous la direction de Gaëtan Rebut, fondateur et éditeur, d'après les textes officiels (Légifrance, Service-Public).Notre méthode & nos sources →

En bref

Modèle de lettre pour informer votre employeur de votre départ en congé de présence parentale auprès d’un enfant gravement malade, avec les pièces à joindre.

Objet :
Donner congé
Mode d'envoi conseillé :
Recommandé avec accusé de réception — seule preuve d'une date de réception opposable
Personnalisation :
24 champs à compléter en ligne, aperçu en temps réel
Coût et format :
Gratuit, sans inscription — impression, Word et PDF

Comprendre la lettre recommandée avec accusé de réception — valeur juridique, tarifs et délais.

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À qui adresser cette lettre et dans quel délai

La lettre s’adresse à votre employeur, en pratique au service des ressources humaines ou, dans une petite structure, directement au dirigeant. Le Code du travail impose de l’informer au moins quinze jours avant le début du congé. Envoyez-la en recommandé avec avis de réception, ou remettez-la en main propre contre décharge datée et signée : en cas de désaccord ultérieur sur la date de départ, c’est cette preuve qui compte.

Il ne s’agit pas d’une autorisation à solliciter. Le congé de présence parentale est un droit : l’employeur ne peut ni le refuser, ni en imposer le report, dès lors que les conditions sont remplies et que le certificat médical est fourni. Le principe du congé n’est donc pas négociable. Ses modalités, en revanche, peuvent l’être : la prise par journées entières relève de votre seule initiative, alors que la transformation du congé en activité à temps partiel suppose un accord avec l’employeur sur la nouvelle répartition du travail.

Les pièces à joindre

  • le certificat médical du médecin qui suit l’enfant, attestant de la gravité de la maladie, du handicap ou de l’accident, de la nécessité d’une présence soutenue et de soins contraignants, et de la durée prévisible du traitement ;
  • le cas échéant, la copie de la demande d’allocation journalière de présence parentale déposée auprès de la caisse d’allocations familiales ou de la MSA.

Votre employeur n’a pas à connaître le diagnostic : le certificat qui lui est remis n’a pas à mentionner la pathologie. Certaines entreprises réclament des justificatifs complémentaires prévus par un accord collectif ; vérifiez ce que prévoit le vôtre, la liste ci-dessus n’étant que le socle légal.

Ce que prévoit le Code du travail

L’article L1225-62 ouvre le congé au salarié dont l’enfant à charge, au sens de la législation sur les prestations familiales, c’est-à-dire en pratique âgé de moins de vingt ans, est atteint d’une maladie ou d’un handicap, ou victime d’un accident d’une particulière gravité rendant indispensables une présence soutenue et des soins contraignants. Le compteur est de 310 jours ouvrés au titre d’un même enfant et d’une même maladie, d’un même accident ou d’un même handicap, à utiliser au fil des besoins sur une période de trois ans. Les jours se prennent par journées, sans obligation de les enchaîner ; le congé peut aussi être transformé en activité à temps partiel, cette formule-là supposant l’accord de l’employeur. Le Code du travail prévoit en outre une information de l’employeur au moins quarante-huit heures avant chaque journée prise.

L’allocation journalière est une démarche séparée

La lettre à l’employeur n’ouvre aucun droit financier. L’allocation journalière de présence parentale se demande à la caisse d’allocations familiales, ou à la MSA pour le régime agricole, au moyen du formulaire dédié accompagné du certificat médical sous pli fermé destiné au service du contrôle médical. Le versement est plafonné à vingt-deux allocations par mois et son montant, fixé par décret, est revalorisé : demandez le barème en vigueur à votre caisse plutôt que de vous fier à un chiffre trouvé en ligne. Un complément mensuel pour frais peut s’y ajouter sous conditions de ressources.

Pendant et après le congé

Le contrat de travail est suspendu, sans maintien de salaire par l’employeur, sauf clause plus favorable de la convention collective ou d’un accord d’entreprise. La durée du congé est prise en compte en totalité pour l’ancienneté et vous conservez les avantages acquis avant le départ. À l’issue du congé, vous retrouvez votre emploi précédent ou un emploi similaire assorti d’une rémunération au moins équivalente.

Si l’employeur ne répond pas ou s’y oppose

L’absence de réponse ne bloque rien : le congé démarre à la date annoncée dès lors que le délai de quinze jours a été respecté, ce qui rend l’accusé de réception d’autant plus utile. En cas d’opposition écrite, adressez un second courrier rappelant le caractère de droit du congé en visant l’article L1225-62. Si le blocage persiste, sollicitez les représentants du personnel puis l’inspection du travail ; le conseil de prud’hommes reste compétent en dernier recours, notamment si l’absence est requalifiée à tort en absence injustifiée.

[Vos prénom et nom]
[Votre adresse]
[Votre code postal et ville]
Téléphone : [Votre téléphone]
Courriel : [Votre adresse e-mail]

[Nom de l’entreprise]
[Service ou personne à qui vous écrivez]
[Adresse de l’entreprise]
[Code postal et ville de l’entreprise]

Lettre recommandée avec avis de réception

[Ville où vous rédigez la lettre], le [Date de la lettre]

Objet : congé de présence parentale — article L1225-62 du Code du travail

Madame, Monsieur,

Salarié(e) de votre entreprise depuis le [Date de votre entrée dans l’entreprise] en qualité de [Votre poste] au sein du service [Votre service ou établissement], je vous informe de mon intention de bénéficier d’un congé de présence parentale.

L’état de santé de [Lien avec l’enfant] [Prénom et nom de l’enfant], né(e) le [Date de naissance de l’enfant], exige une présence soutenue à ses côtés ainsi que des soins contraignants, en raison d’[Situation de l’enfant]. Un certificat médical établi le [Date du certificat médical] par le médecin qui suit son traitement atteste de la gravité de cette situation et de la durée prévisible pendant laquelle ma présence est indispensable. Il est joint à ce courrier.

[Précisions sur la situation et vos besoins d’absence]

Je souhaite prendre ce congé à compter du [Date de début souhaitée du congé], [Façon dont vous prendrez le congé]. Sur cette première période, qui s’achèverait le [Date de fin prévisionnelle de la période], je sollicite [Nombre de jours demandés sur cette période] jours d’absence à ce titre. Ces jours s’imputent sur le maximum de trois cent dix jours ouvrés prévu par l’article L1225-62 du Code du travail, au titre d’un même enfant et d’une même maladie, d’un même accident ou d’un même handicap, sur une période de trois ans.

La présente information vous parvient plus de quinze jours avant la date de début souhaitée, conformément au délai prévu par le Code du travail. Je m’engage par ailleurs à vous prévenir au moins quarante-huit heures à l’avance de chaque journée effectivement prise, sauf urgence liée à l’état de santé de l’enfant, afin que l’organisation du service puisse être anticipée.

Je déposerai en parallèle une demande d’allocation journalière de présence parentale auprès de l’organisme qui verse mes prestations familiales et je vous transmettrai la décision dès sa notification. Pendant les journées travaillées, je reste pleinement mobilisé(e) sur mes missions et disponible pour organiser avec vous la continuité de mon poste.

Je vous remercie de bien vouloir m’accuser réception de ce courrier et de me confirmer par écrit les modalités retenues.

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

[Vos prénom et nom]
Signature

Pièce jointe : certificat médical établi le [Date du certificat médical], attestant de la gravité de l’état de santé de l’enfant, de la nécessité d’une présence soutenue et de soins contraignants, et de la durée prévisible du traitement.

L'aperçu se met à jour en temps réel — les champs à compléter apparaissent [entre crochets]

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Questions fréquentes

Les réponses aux questions que vous vous posez à propos de cette lettre.

Mon employeur peut-il refuser ma demande de congé de présence parentale ?
Non, il ne peut pas s’opposer au congé lui-même. Le congé de présence parentale est un droit ouvert par l’article L1225-62 du Code du travail dès lors que l’enfant est à votre charge, qu’il n’a pas atteint l’âge limite de vingt ans et que le certificat médical atteste la gravité de son état ainsi que la nécessité d’une présence soutenue et de soins contraignants. L’employeur ne dispose sur ce point ni d’un pouvoir de refus, ni d’un pouvoir de report : son rôle se limite à organiser le service autour de vos absences. Seule la transformation du congé en activité à temps partiel se négocie et suppose son accord.
Vais-je continuer à être payé pendant ce congé ?
Non, votre employeur ne verse pas de salaire pour les journées de congé : le contrat de travail est suspendu, sauf si votre convention collective ou un accord d’entreprise prévoit un maintien. La compensation vient de la caisse d’allocations familiales ou de la MSA, sous la forme de l’allocation journalière de présence parentale, dans la limite de vingt-deux journées indemnisées par mois. Son montant est fixé par décret et revalorisé : vérifiez le barème en vigueur auprès de votre caisse.
Dois-je poser tous mes jours d’un coup ou puis-je les prendre au fur et à mesure ?
Au fur et à mesure. Les 310 jours ouvrés se consomment par journées, selon les besoins de l’enfant, sur une période de trois ans, sans obligation de les prendre d’affilée. Une organisation sous forme d’activité à temps partiel est également envisageable, sous réserve cette fois de l’accord de votre employeur. Prévenez-le au moins quarante-huit heures avant chaque journée posée, sauf urgence liée à l’état de santé de l’enfant.
Que faire lorsque les 310 jours sont épuisés ?
Un renouvellement est possible. En cas de rechute, de récidive ou lorsque la gravité de la pathologie l’exige, un nouveau compteur peut être ouvert sur présentation d’un nouveau certificat médical, la caisse se prononçant après avis de son service du contrôle médical. Au-delà, d’autres leviers existent selon votre situation : don de jours de repos par des collègues, congé de proche aidant si l’état de l’enfant relève d’une perte d’autonomie, ou passage négocié à temps partiel.