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Demande de remboursement d'un avoir ou bon cadeau non utilisé

Modèle de lettre pour demander le remboursement en euros d'un avoir ou bon cadeau non utilisé, contester sa péremption ou refuser un avoir imposé.

Rédigé et vérifié par la rédaction d'Exemple de lettre, d'après les textes officiels (Légifrance, Service-Public).Notre méthode & nos sources →

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Quand utiliser cette lettre ?

Cette lettre s'adresse à toute personne détenant un avoir ou un bon cadeau qu'elle souhaite convertir en remboursement d'argent. Elle couvre trois situations fréquentes : vous détenez un avoir non utilisé dont la date limite est proche ou dépassée et vous en réclamez le remboursement en euros ; le commerçant vous oppose la péremption pour refuser tout remboursement ; ou encore un avoir vous a été imposé alors qu'un remboursement vous était dû (annulation de la vente par le vendeur, produit jamais livré, exercice de votre droit de rétractation). Elle sert de réclamation écrite amiable, à privilégier avant toute action en médiation ou en justice.

Cadre légal

Durée de validité et péremption d'un avoir. Aucun texte n'impose de durée de validité minimale ou maximale à un avoir commercial ou à une carte cadeau : le commerçant fixe librement une date limite d'utilisation. Toutefois, un avoir représente une créance que vous détenez sur l'enseigne. Le délai de prescription applicable est de cinq ans, en application de l'article 2224 du code civil (actions personnelles) et de l'article L. 110-4 du code de commerce (obligations entre commerçants et non-commerçants). L'expiration de la date figurant sur le bon ne fait pas automatiquement disparaître votre droit : elle peut être discutée, et de nombreuses enseignes acceptent, par geste commercial, de prolonger ou de rembourser l'avoir.

Avoir imposé en remplacement d'un remboursement dû. Lorsque le remboursement est de droit, le professionnel ne peut vous imposer un avoir. En cas d'exercice du droit de rétractation d'un achat à distance, l'article L. 221-24 du code de la consommation impose la restitution de toutes les sommes versées au plus tard dans les quatorze jours, par le même moyen de paiement que celui utilisé à l'achat, sauf accord exprès du consommateur pour un autre mode. En cas de défaut ou de retard de livraison, l'article L. 216-3 prévoit également le remboursement intégral sous quatorze jours après résolution du contrat.

Majoration en cas de retard de remboursement. Lorsque le professionnel ne rembourse pas dans le délai de quatorze jours, les sommes dues sont majorées de plein droit, selon un barème qui dépend du fondement. Pour un remboursement consécutif à une rétractation, l'article L. 242-4 du code de la consommation applique une majoration progressive : taux d'intérêt légal jusqu'à dix jours de retard, 5 % de dix à vingt jours, 10 % de vingt à trente jours, 20 % de trente à soixante jours, 50 % de soixante à quatre-vingt-dix jours, puis cinq points par mois supplémentaire. Pour un remboursement consécutif à la résolution du contrat pour défaut ou retard de livraison, l'article L. 241-4 prévoit une majoration de 10 % pour un retard inférieur ou égal à trente jours, de 20 % pour un retard de trente à soixante jours, et de 50 % au-delà de soixante jours.

La procédure étape par étape

1. Rassemblez vos justificatifs : l'avoir ou le bon cadeau (référence, montant, dates), le ticket ou la facture d'origine, et tout échange écrit avec le service client.
2. Identifiez votre situation : simple avoir non utilisé, avoir périmé, ou avoir imposé alors qu'un remboursement était dû — le fondement juridique diffère.
3. Adressez cette lettre au service client ou au siège de l'enseigne, de préférence en recommandé avec accusé de réception, afin de conserver une preuve datée.
4. Fixez un délai de réponse raisonnable (quatorze jours) et conservez une copie de votre courrier.
5. En l'absence de réponse ou en cas de refus, saisissez gratuitement le médiateur de la consommation dont dépend l'enseigne, puis, si nécessaire, la juridiction civile.

Erreurs fréquentes à éviter

Ne renoncez pas à votre avoir au seul motif que la date limite est dépassée : cette date n'éteint pas votre créance avant la prescription de cinq ans. N'acceptez pas un avoir imposé si un remboursement en argent vous était dû, sauf si cela vous convient : votre accord doit être exprès. Évitez les réclamations uniquement téléphoniques, qui ne laissent aucune trace : privilégiez l'écrit. Enfin, ne confondez pas un achat volontaire de carte cadeau (qui, en principe, n'ouvre pas droit au remboursement) avec un avoir reçu en compensation d'un retour ou d'une annulation, dont le régime est plus favorable.

Que faire en cas de refus ou d'absence de réponse ?

Si le commerçant refuse ou ne répond pas dans le délai imparti, vous pouvez saisir gratuitement le médiateur de la consommation compétent : ses coordonnées figurent obligatoirement sur le site internet et les conditions générales de vente de l'enseigne. Pour un litige transfrontalier au sein de l'Union européenne, le Centre européen des consommateurs France peut vous accompagner. Vous pouvez également signaler la pratique à la DGCCRF via la plateforme SignalConso. En dernier recours, la juridiction civile (juge des contentieux de la protection ou tribunal judiciaire selon le montant) peut être saisie pour obtenir le remboursement et, le cas échéant, les majorations de retard.

[Votre prénom] [Votre nom]
[Votre adresse]
[Votre code postal] [Votre ville de résidence]
Tél. : [Votre téléphone]
Courriel : [Votre courriel]

[Nom de l'enseigne / du commerçant]
[Adresse du destinataire]
[Code postal du destinataire] [Ville du destinataire]

[Ville de rédaction de la lettre], le [Date de la lettre]

Objet : Demande de remboursement de l'avoir / bon cadeau n° [Référence / numéro de l'avoir ou du bon cadeau]

Lettre recommandée avec accusé de réception

Madame, Monsieur,

Je suis titulaire d'un avoir (ou bon cadeau) portant la référence [Référence / numéro de l'avoir ou du bon cadeau], d'un montant de [Montant de l'avoir], émis le [Date d'émission de l'avoir] par votre enseigne à la suite de [Raison de l'émission de l'avoir]. La date limite d'utilisation qui m'a été indiquée était fixée au [Date limite d'utilisation indiquée sur l'avoir].

[Détail de votre situation et de votre demande]

Je vous rappelle qu'aucune disposition légale n'impose de durée de validité minimale à un avoir : la mention d'une date limite d'utilisation ne fait pas perdre au bénéficiaire les sommes correspondantes. Un avoir constitue une créance dont je conserve la disposition, le délai de prescription de droit commun étant de cinq ans (article 2224 du code civil et article L. 110-4 du code de commerce). L'expiration de la date figurant sur l'avoir ne saurait donc, à elle seule, vous dispenser de vos obligations à mon égard.

Par ailleurs, lorsqu'un avoir a été délivré en remplacement d'un remboursement qui était dû — notamment en cas d'annulation imputable au vendeur, de défaut ou de retard de livraison, ou d'exercice du droit de rétractation —, le professionnel ne peut imposer cet avoir au consommateur. En cas d'exercice du droit de rétractation d'un achat à distance, l'article L. 221-24 du code de la consommation impose la restitution de la totalité des sommes versées, par le même moyen de paiement que celui utilisé lors de l'achat, dans un délai maximal de quatorze jours, sauf accord exprès du consommateur pour un autre mode de remboursement. En cas de résolution du contrat pour défaut ou retard de livraison, l'article L. 216-3 du même code impose également le remboursement de l'intégralité des sommes versées dans un délai de quatorze jours à compter de la résolution. À défaut de restitution dans ces délais, les sommes dues sont majorées de plein droit (article L. 242-4 du code de la consommation en cas de rétractation, article L. 241-4 du même code en cas de défaut de livraison).

En conséquence, je vous demande de bien vouloir procéder au remboursement en numéraire de la somme de [Montant de l'avoir] correspondant à cet avoir, par [Mode de remboursement souhaité], dans un délai de quatorze jours à compter de la réception de la présente.

À défaut de réponse favorable dans ce délai, je me réserve la possibilité de saisir le médiateur de la consommation compétent, puis, le cas échéant, la juridiction civile afin de faire valoir mes droits.

Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.

[Votre prénom] [Votre nom]
(signature)

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Questions fréquentes

Les réponses aux questions que vous vous posez à propos de cette lettre.

Un avoir périmé est-il définitivement perdu ?
Pas nécessairement. Aucune loi n'impose de durée de validité à un avoir, et celui-ci constitue une créance soumise à la prescription de droit commun de cinq ans (article 2224 du code civil, article L. 110-4 du code de commerce). La date limite imprimée sur le bon peut être contestée, et beaucoup d'enseignes acceptent de le prolonger ou de le rembourser à titre commercial.
Le commerçant peut-il m'imposer un avoir au lieu de me rembourser ?
Non, lorsque le remboursement est de droit. En cas de rétractation d'un achat à distance (article L. 221-24 du code de la consommation) ou de défaut de livraison (article L. 216-3), le professionnel doit vous restituer les sommes par le même moyen de paiement, sous quatorze jours. Un avoir ne peut être imposé qu'avec votre accord exprès.
Sous quel délai dois-je être remboursé et que se passe-t-il en cas de retard ?
Le remboursement doit intervenir dans un délai maximal de quatorze jours. Passé ce délai, les sommes dues sont majorées de plein droit. En cas de rétractation, l'article L. 242-4 du code de la consommation prévoit une majoration progressive allant du taux d'intérêt légal jusqu'à 50 % selon l'ampleur du retard ; en cas de défaut de livraison, l'article L. 241-4 prévoit une majoration de 10 % pour un retard d'au plus trente jours, 20 % de trente à soixante jours, puis 50 % au-delà.
Que faire si le magasin refuse malgré ma lettre ?
Vous pouvez saisir gratuitement le médiateur de la consommation dont relève l'enseigne, dont les coordonnées figurent dans ses conditions générales de vente. Vous pouvez aussi signaler la pratique via SignalConso (DGCCRF) et, en dernier recours, saisir la juridiction civile compétente pour obtenir le remboursement et les éventuelles majorations.