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Lettre d'introduction d'une demande d'asile (récit OFPRA)

Rédigé et vérifié par la rédaction d'Exemple de lettre, sous la direction de Gaëtan Rebut, fondateur et éditeur, d'après les textes officiels (Légifrance, Service-Public).Notre méthode & nos sources →

En bref

Accompagne l'envoi de votre récit à l'OFPRA : identité, enregistrement au GUDA, motifs du départ de votre pays et craintes en cas de retour.

Objet :
Adresser une demande
Mode d'envoi conseillé :
Courrier simple, ou recommandé si vous souhaitez une preuve de réception
Personnalisation :
14 champs à compléter en ligne, aperçu en temps réel
Coût et format :
Gratuit, sans inscription — impression, Word et PDF
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Pourquoi accompagner sa demande d'asile d'une lettre d'introduction

La demande d'asile en France suit un parcours précis. Vous vous présentez d'abord dans une structure de premier accueil des demandeurs d'asile (SPADA), puis votre demande est enregistrée au guichet unique pour demandeurs d'asile (GUDA), qui réunit la préfecture et l'Office français de l'immigration et de l'intégration. À cette étape, vous recevez une attestation de demandeur d'asile qui vous autorise à vous maintenir sur le territoire pendant l'examen de votre dossier. C'est ensuite l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) qui statue sur le fond, sur le fondement des articles L.511-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

La lettre d'introduction n'est pas une simple formalité : elle présente votre identité, rappelle la date d'enregistrement de votre demande et le numéro de votre attestation, et surtout elle introduit le récit circonstancié qui constitue le cœur de votre dossier. Un envoi clair et ordonné facilite le traitement de votre demande et témoigne du sérieux de votre démarche.

Construire un récit précis et cohérent

L'OFPRA fonde en grande partie sa décision sur la crédibilité de votre récit. Celui-ci doit être personnel, détaillé et cohérent d'un bout à l'autre. Évitez les formules générales : ce sont les faits concrets, datés et situés, qui emportent la conviction. Pour cela, veillez à :

  • raconter les événements dans l'ordre chronologique, avec des dates aussi précises que possible ;
  • nommer les lieux, les personnes et les autorités impliquées ;
  • expliquer le lien entre les faits subis et l'un des motifs de protection (opinions politiques, religion, nationalité, appartenance à un groupe social, orientation sexuelle) ;
  • joindre, lorsque vous en disposez, les documents utiles (certificats médicaux, convocations, articles de presse, témoignages) ;
  • exposer précisément les craintes encourues en cas de retour dans votre pays.

La moindre contradiction entre la lettre, le récit et l'entretien peut fragiliser la demande. Relisez l'ensemble pour vérifier que les dates et les faits concordent. L'accompagnement d'une association spécialisée ou d'un avocat est vivement recommandé : ces intervenants aident à structurer le récit, à réunir les preuves et à préparer l'entretien personnel.

Délais, entretien et voies de recours

Après l'enregistrement au GUDA, un formulaire vous est remis : vous devez le retourner complété à l'OFPRA, récit compris, dans le délai réglementaire qui vous est indiqué. Passé ce délai, votre dossier risque d'être clôturé. L'Office vous convoque ensuite à un entretien personnel, au cours duquel vous pouvez être assisté d'un tiers et bénéficier d'un interprète dans la langue que vous avez choisie. Cet entretien est une étape déterminante : préparez-le en relisant votre récit et en restant fidèle aux faits que vous avez exposés.

Si l'OFPRA rejette votre demande, vous pouvez contester cette décision devant la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) dans un délai d'un mois à compter de la notification. Ce recours suspend l'éloignement et permet un nouvel examen complet de votre situation. Là encore, l'assistance d'un avocat, le cas échéant au titre de l'aide juridictionnelle, augmente sensiblement vos chances d'aboutir. Conservez enfin une copie de l'ensemble des pièces envoyées ainsi que la preuve de dépôt ou d'envoi de votre dossier, afin de pouvoir justifier de vos démarches à tout moment de la procédure.

[Nom et prénom]
[Adresse]
[Code postal et ville]

[Organisme destinataire]
[Adresse du destinataire]
[Code postal et ville du destinataire]

[Ville (lieu de rédaction)], le [Date]

Objet : Introduction de ma demande d'asile et transmission de mon récit — attestation de demandeur d'asile n° [Numéro de l'attestation de demandeur d'asile]

Madame, Monsieur,

Je soussigné(e) [Nom et prénom], de nationalité [Nationalité], né(e) le [Date de naissance], ai l'honneur de solliciter la reconnaissance de la qualité de réfugié ou, à défaut, le bénéfice de la protection subsidiaire, au titre du droit d'asile prévu par les articles L.511-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Ma demande a été enregistrée au guichet unique pour demandeurs d'asile (GUDA), après mon passage en structure de premier accueil (SPADA), le [Date d'enregistrement de la demande au GUDA]. Je suis titulaire de l'attestation de demandeur d'asile n° [Numéro de l'attestation de demandeur d'asile], qui m'autorise à me maintenir sur le territoire pendant l'examen de mon dossier. Je transmets par la présente à l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) le récit circonstancié des faits qui fondent ma demande.

Les motifs pour lesquels j'ai dû quitter mon pays sont les suivants : [Motifs de départ (persécutions ou menaces subies)]

En cas de retour dans mon pays d'origine, je crains pour ma sécurité pour les raisons suivantes : [Craintes en cas de retour] Ces éléments sont datés et documentés dans le récit joint à la présente lettre, auquel j'ai veillé à donner un caractère précis et cohérent.

Je me tiens à la disposition de l'Office pour tout complément d'information et pour être entendu(e) lors de l'entretien personnel prévu par la procédure. Je sollicite, le cas échéant, le bénéfice d'un interprète ainsi que la présence de l'association ou de l'avocat qui m'accompagne dans mes démarches.

Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.

[Nom et prénom]
Signature

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Questions fréquentes

Les réponses aux questions que vous vous posez à propos de cette lettre.

Quelle est la différence entre la SPADA, le GUDA et l'OFPRA ?
La structure de premier accueil des demandeurs d'asile (SPADA) vous oriente et prépare l'enregistrement de votre demande. Le guichet unique pour demandeurs d'asile (GUDA) enregistre officiellement votre demande et vous remet l'attestation de demandeur d'asile. C'est ensuite l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) qui examine le fond de votre dossier et statue sur votre récit, en application des articles L.511-1 et suivants du CESEDA.
Sous quel délai dois-je envoyer mon récit à l'OFPRA ?
Après l'enregistrement au GUDA, un formulaire de demande vous est remis. Vous devez le retourner complété à l'OFPRA, récit compris, dans le délai réglementaire qui vous est indiqué (en principe vingt et un jours). Passé ce délai, votre demande peut être considérée comme irrecevable ou faire l'objet d'une clôture. Envoyez votre dossier en recommandé avec accusé de réception et conservez la preuve d'envoi.
Puis-je rester en France pendant l'examen de ma demande ?
Oui. L'attestation de demandeur d'asile qui vous est délivrée au GUDA vaut autorisation de vous maintenir sur le territoire pendant l'instruction de votre demande. Elle doit être renouvelée régulièrement jusqu'à la décision de l'OFPRA et, le cas échéant, jusqu'à celle de la Cour nationale du droit d'asile.
Que se passe-t-il si l'OFPRA rejette ma demande ?
Vous pouvez contester la décision de rejet devant la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) dans un délai d'un mois à compter de sa notification. Ce recours est suspensif : il fait obstacle à votre éloignement pendant son examen. L'assistance d'un avocat, éventuellement au titre de l'aide juridictionnelle, est fortement conseillée pour préparer ce recours.
Dois-je me faire aider pour rédiger mon récit ?
C'est vivement recommandé. L'OFPRA fonde largement sa décision sur la crédibilité et la cohérence de votre récit. Une association spécialisée dans l'accompagnement des demandeurs d'asile ou un avocat peut vous aider à structurer les faits, à réunir les preuves et à préparer l'entretien personnel. Veillez à ce que les dates et les événements concordent entre votre lettre, votre récit et vos déclarations orales.