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Lettre exprimant ses dernières volontés et l'organisation de ses obsèques

Rédigé et vérifié par la rédaction d'Exemple de lettre, sous la direction de Gaëtan Rebut, fondateur et éditeur, d'après les textes officiels (Légifrance, Service-Public).Notre méthode & nos sources →

En bref

Consignez vos dernières volontés (inhumation ou crémation, lieu, cérémonie) et désignez la personne chargée de les faire respecter, selon la loi du 15 novembre 1887.

Objet :
Adresser un courrier
Mode d'envoi conseillé :
Courrier simple, ou recommandé si vous souhaitez une preuve de réception
Personnalisation :
13 champs à compléter en ligne, aperçu en temps réel
Coût et format :
Gratuit, sans inscription — impression, Word et PDF
51 personnes ont consulté ce modèle
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Pourquoi rédiger une lettre de dernières volontés funéraires ?

Organiser ses obsèques de son vivant est un geste de prévoyance qui soulage les proches à un moment où ils sont fragilisés par le deuil. En couchant vos souhaits par écrit, vous leur évitez d'avoir à deviner ce que vous auriez voulu et vous prévenez les désaccords familiaux, fréquents lorsque rien n'a été anticipé. Vous garantissez également le respect de vos convictions personnelles, religieuses ou philosophiques.

La loi du 15 novembre 1887 sur la liberté des funérailles reconnaît à chacun le droit de régler les conditions de ses funérailles. Vos volontés, dès lors qu'elles sont clairement exprimées, s'imposent à votre famille : celle-ci n'est pas libre de les écarter. L'article 433-21-1 du Code pénal punit d'ailleurs de six mois d'emprisonnement et de 7 500 euros d'amende quiconque donne aux funérailles un caractère contraire à la volonté connue du défunt.

Ce que la loi vous autorise à décider

Votre lettre peut fixer précisément le déroulement de vos obsèques. Vous pouvez notamment préciser :

  • le mode de sépulture : inhumation ou crémation ;
  • le lieu : cimetière, caveau familial ou concession à acquérir ;
  • le caractère civil ou religieux de la cérémonie, ainsi que les textes, musiques ou intervenants souhaités ;
  • le sort de vos cendres en cas de crémation : inhumation de l'urne, dépôt dans un columbarium ou dispersion en pleine nature, dans les conditions fixées par la loi du 19 décembre 2008 relative à la législation funéraire ;
  • l'existence d'un éventuel contrat obsèques destiné à en assurer le financement.

La loi du 15 novembre 1887 vous permet aussi de désigner une personne de confiance, chargée de veiller à l'exécution de vos volontés. Elle pourra faire valoir vos choix auprès de votre famille comme de l'entreprise de pompes funèbres. Choisissez quelqu'un de proche, informé de vos souhaits et capable d'agir rapidement.

Rédiger et conserver la lettre : les pièges à éviter

Aucune forme particulière n'est imposée, mais une lettre datée et signée de votre main a une valeur probante supérieure. Rédigez-la dans des termes clairs et réalistes : des volontés impossibles ou illégales, comme la dispersion des cendres sur la voie publique, ne pourront pas être exécutées.

Le principal écueil est celui d'un document introuvable au moment voulu. Un testament déposé chez un notaire n'est souvent ouvert qu'après les obsèques : il ne suffit donc pas à faire connaître vos volontés funéraires à temps. Pour être utile, votre lettre doit rester accessible immédiatement.

  • remettez-en un exemplaire à la personne que vous avez désignée ;
  • informez plusieurs proches de son existence et de son emplacement ;
  • évitez de la placer dans un coffre bancaire, dont l'accès est bloqué au décès ;
  • relisez et actualisez le document si votre situation ou vos souhaits évoluent.

Ainsi conservée, cette lettre constitue un repère précieux pour vos proches et l'assurance que vos dernières volontés seront respectées.

[Vos nom et prénom]
[Votre adresse]
[Votre code postal et ville]

[Personne désignée (nom et prénom)]
[Adresse de la personne désignée]
[Code postal et ville de la personne désignée]

[Ville de rédaction], le [Date de rédaction]

Objet : Expression de mes dernières volontés et organisation de mes obsèques

Madame, Monsieur,

Par la présente, j'entends consigner mes dernières volontés concernant l'organisation de mes obsèques et vous désigner comme la personne chargée de veiller à leur respect. Conformément à la loi du 15 novembre 1887 sur la liberté des funérailles, ces volontés s'imposent à ma famille et à mes proches, qui sont tenus de les faire exécuter fidèlement.

Je souhaite que mes obsèques soient célébrées selon le mode suivant : [Mode d'obsèques souhaité]. Le lieu de mon inhumation ou de la dispersion de mes cendres devra être : [Lieu d'inhumation ou de dispersion des cendres].

Concernant le déroulement de la cérémonie, mes souhaits sont les suivants : [Déroulement de la cérémonie].

Je formule en outre les volontés particulières ci-après, que je vous remercie de respecter dans la mesure du possible : [Volontés particulières].

S'agissant du financement de mes obsèques, je vous précise les éléments suivants : [Financement des obsèques].

En application de la loi du 15 novembre 1887 sur la liberté des funérailles, je vous désigne expressément comme la personne chargée de veiller à l'exécution de l'ensemble de ces volontés et de les faire respecter. Je vous invite à conserver la présente lettre et à la présenter, le cas échéant, à ma famille, à l'entreprise de pompes funèbres ou à toute autorité qui en ferait la demande.

Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.

[Vos nom et prénom]
Signature

L'aperçu se met à jour en temps réel — les champs à compléter apparaissent [entre crochets]

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Questions fréquentes

Les réponses aux questions que vous vous posez à propos de cette lettre.

Mes proches sont-ils obligés de respecter mes volontés funéraires ?
Oui. La loi du 15 novembre 1887 sur la liberté des funérailles reconnaît à chacun le droit de régler ses obsèques, et vos volontés, dès lors qu'elles sont clairement exprimées, s'imposent à votre famille. L'article 433-21-1 du Code pénal punit de six mois d'emprisonnement et de 7 500 euros d'amende toute personne qui donne aux funérailles un caractère contraire à la volonté connue du défunt. En cas de désaccord, le tribunal peut être saisi en urgence.
Comment désigner la personne chargée de faire respecter mes volontés ?
La loi du 15 novembre 1887 sur la liberté des funérailles vous permet de charger nommément une personne de confiance de veiller à l'exécution de vos volontés funéraires. Aucune forme particulière n'est exigée, mais un écrit daté et signé de votre main est vivement recommandé pour lever toute contestation. Choisissez une personne proche, informée de vos souhaits et capable d'agir rapidement après le décès.
Où conserver cette lettre pour qu'elle soit retrouvée à temps ?
Votre lettre ne sera utile que si elle est accessible immédiatement. Remettez-en un exemplaire à la personne que vous avez désignée et informez plusieurs proches de son existence et de son emplacement. Évitez de la placer dans un coffre bancaire, dont l'accès est bloqué au décès, ou de vous reposer uniquement sur un testament déposé chez le notaire, souvent ouvert après les obsèques.
Puis-je choisir la crémation et décider du sort de mes cendres ?
Oui, la liberté de choisir la crémation découle de la loi du 15 novembre 1887. Le devenir des cendres est encadré par la loi du 19 décembre 2008 relative à la législation funéraire : l'urne peut être inhumée, déposée dans un columbarium, ou les cendres dispersées en pleine nature, mais la dispersion sur la voie publique est interdite et l'urne ne peut être conservée au domicile. Précisez votre choix dans la lettre pour qu'il soit respecté.
Cette lettre a-t-elle la même valeur qu'un testament ?
Non. Le testament règle avant tout la transmission de votre patrimoine et n'est fréquemment consulté qu'après les funérailles. Vos volontés funéraires peuvent y figurer, mais une lettre distincte, remise directement à la personne de confiance, reste le moyen le plus sûr de les faire connaître à temps. Les deux documents sont complémentaires et n'ont pas le même objet.