Quand utiliser cette lettre ?
Utilisez ce courrier lorsque votre médecin vous a remis un avis de prolongation d'arrêt de travail sur formulaire papier (Cerfa n° 10170) et que vous devez adresser les volets n° 1 et n° 2 au service médical de votre caisse primaire d'assurance maladie (CPAM). Il accompagne l'envoi des volets et précise que la prolongation est régulière.
Dans la majorité des cas, le médecin télétransmet directement la prolongation à l'Assurance Maladie : les volets n° 1 et n° 2 sont alors envoyés par ses soins et vous n'avez plus qu'à remettre le volet n° 3 à votre employeur. Cette lettre reste utile en cas de prescription sur support papier, de doute sur la transmission, ou pour dater et justifier votre envoi.
Cadre légal
Prescripteur autorisé — article L. 162-4-4 du code de la sécurité sociale : la prolongation d'un arrêt de travail n'ouvre droit au maintien des indemnités journalières que si elle est prescrite par le médecin ayant prescrit l'arrêt initial, par le médecin traitant, par une sage-femme ou par un chirurgien-dentiste. Des exceptions existent : prolongation prescrite par un spécialiste consulté à la demande du médecin traitant, par un médecin remplaçant, ou pendant une hospitalisation. Dans les autres cas, l'assuré doit justifier l'impossibilité et indiquer sur l'avis la raison pour laquelle le prescripteur n'est pas le médecin traitant ou le prescripteur initial.
Délai de transmission — article R. 321-2 du code de la sécurité sociale : en cas de prolongation, l'avis doit être adressé à la CPAM dans les deux jours (48 heures) suivant sa prescription, sous peine des mêmes sanctions que pour l'arrêt initial.
Formulaire : l'avis d'arrêt de travail et sa prolongation utilisent le formulaire Cerfa n° 10170 (S3116). Depuis le 1er juillet 2025, seul le nouveau formulaire papier sécurisé (comportant sept points d'authentification) est accepté : aucun scan ni photocopie n'est pris en compte par la CPAM.
Durée plafonnée (nouveauté) : le décret n° 2026-498 du 12 juin 2026, applicable aux prescriptions et prolongations établies à compter du 1er septembre 2026, plafonne la durée de chaque prescription d'arrêt de travail à trente et un jours pour une première prescription et à soixante-deux jours pour une prolongation, sauf dérogation lorsque l'état de santé de l'assuré le justifie. Par ailleurs, le versement des indemnités journalières reste plafonné à 360 jours sur une période de trois ans.
La procédure étape par étape
- Consultez votre médecin traitant ou le médecin ayant prescrit l'arrêt initial avant la date de fin de votre arrêt en cours, afin d'assurer la continuité et d'éviter toute interruption d'indemnisation.
- Récupérez l'avis de prolongation (Cerfa n° 10170). S'il n'est pas télétransmis, conservez les volets originaux.
- Dans les 48 heures : adressez les volets n° 1 et n° 2 au service médical de votre CPAM, accompagnés de ce courrier, et remettez le volet n° 3 à votre employeur.
- Conservez une preuve d'envoi (dépôt, envoi suivi ou justificatif de transmission via votre compte ameli).
- Vérifiez ensuite le suivi et le versement de vos indemnités journalières depuis votre compte ameli.
Erreurs fréquentes à éviter
- Transmettre l'avis au-delà des 48 heures : en cas de retard réitéré dans les 24 mois, vos indemnités journalières peuvent être réduites (jusqu'à 50 %) pour la période concernée, sauf hospitalisation ou impossibilité justifiée.
- Faire prolonger l'arrêt par un autre médecin que le médecin traitant ou le prescripteur initial sans motif : cela peut entraîner un refus d'indemnisation si la raison n'est pas mentionnée sur l'avis.
- Envoyer une photocopie ou un scan de l'avis papier : ces documents sont refusés depuis le 1er juillet 2025.
- Laisser un « trou » entre les deux arrêts : la prolongation doit être en continuité de l'arrêt précédent ; consultez avant sa date de fin.
- Oublier de remettre le volet n° 3 à votre employeur.
Que faire en cas de refus ou d'absence de réponse ?
Contactez d'abord votre CPAM via votre compte ameli ou par téléphone (3646) pour connaître le motif du refus ou l'état d'avancement de votre dossier. Si le désaccord persiste, vous pouvez saisir la Commission de recours amiable (CRA) de votre caisse dans un délai de deux mois à compter de la décision contestée. En cas de rejet de ce recours amiable, vous pouvez porter l'affaire devant le pôle social du tribunal judiciaire compétent. Le médiateur de la CPAM peut également être sollicité pour les difficultés persistantes. Si une réduction a été appliquée pour envoi tardif, transmettez tout justificatif (hospitalisation, impossibilité) pour en demander la révision.