Révision des loyers : l'indice de référence du 2ᵉ trimestre 2026 est publié
L'INSEE a publié l'indice de référence des loyers du 2ᵉ trimestre 2026 : 148,37, en hausse de 1,15 % sur un an. Il encadre la révision annuelle des loyers.
L'INSEE a publié à la mi-juillet 2026 l'indice de référence des loyers (IRL) du 2ᵉ trimestre 2026. Il s'établit à 148,37 points en France métropolitaine, en hausse de 1,15 % sur un an — la progression la plus marquée depuis un an, liée à la reprise de l'inflation.
À quoi sert cet indice
L'IRL fixe le plafond de la révision annuelle des loyers pour les logements du parc privé. Un bailleur ne peut augmenter le loyer que si le bail contient une clause de révision, et seulement dans la limite de la variation de cet indice. La révision est une faculté, pas une obligation : le propriétaire qui l'oublie ne peut pas la rattraper rétroactivement au-delà d'un an.
Comment calculer la hausse
La formule est simple :
Nouveau loyer = loyer actuel × (IRL du trimestre de référence 2026 ÷ IRL du même trimestre 2025)
Concrètement, avec une hausse de 1,15 %, un loyer de 500 € peut passer à environ 505,76 €, et un loyer de 800 € à environ 809,20 €. Le trimestre de référence à utiliser est celui prévu au bail — à défaut, le dernier indice publié à la date de signature.
Les points de vigilance
- La révision doit intervenir dans l'année qui suit la date prévue au contrat : passé ce délai, elle est perdue pour l'année écoulée.
- Dans les zones tendues, un logement classé F ou G au diagnostic de performance énergétique ne peut pas voir son loyer révisé : le gel vise à inciter à la rénovation des passoires thermiques.
- Un loyer révisé au-delà de l'IRL est contestable : le locataire peut demander par écrit le retour au montant légal, puis saisir la commission départementale de conciliation.