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Contestation de la taxe d'habitation sur résidence secondaire

Contestez la taxe d'habitation de votre résidence secondaire : modèle de réclamation prêt à l'emploi pour faire valoir vos droits auprès du centre des impôts.

Rédigé et vérifié par la rédaction d'Exemple de lettre, d'après les textes officiels (Légifrance, Service-Public).Notre méthode & nos sources →

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Contester la taxe d'habitation sur une résidence secondaire

Depuis la suppression définitive de la taxe d'habitation sur les résidences principales en 2023, seules les résidences secondaires et les locaux meublés non affectés à l'habitation principale restent assujettis à la taxe d'habitation sur les résidences secondaires (THRS). Cette imposition, parfois majorée dans les zones tendues, repose sur une appréciation de la situation du logement au 1er janvier de l'année d'imposition. Lorsque cette appréciation est erronée, le contribuable dispose d'un droit de réclamation pour obtenir le dégrèvement de la taxe indûment réclamée.

Le cadre légal de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires

L'article 1407 du Code général des impôts (CGI) précise que la taxe d'habitation est due pour tous les locaux meublés affectés à l'habitation. Est considéré comme résidence secondaire tout logement meublé dont le contribuable a la disposition au 1er janvier sans qu'il s'agisse de son habitation principale. Trois situations ouvrent fréquemment droit à contestation :

  • L'erreur de qualification : le logement est en réalité votre résidence principale, a été vendu avant le 1er janvier, ou n'est plus à votre disposition.
  • Le logement vacant : un local vide de meubles ne peut être imposé à la taxe d'habitation ; il relève le cas échéant de la taxe sur les logements vacants (TLV) ou de la taxe d'habitation sur les logements vacants (THLV), soumises à des règles distinctes.
  • Le logement inhabitable : un bien rendu impropre à l'habitation par des travaux lourds, une insalubrité ou un sinistre n'est pas affecté à l'usage d'habitation au sens de l'article 1407 du CGI.

La procédure de réclamation

La contestation prend la forme d'une réclamation contentieuse adressée au service des impôts des particuliers (SIP) dont dépend le logement. Elle peut être déposée en ligne depuis l'espace particulier du site impots.gouv.fr, par courrier ou sur place. La réclamation n'a pas à respecter de formalisme rigide, mais elle doit obligatoirement comporter :

  • l'identité et l'adresse du réclamant ainsi que son numéro fiscal ;
  • l'imposition contestée (nature, année, référence de l'avis) ;
  • l'exposé des motifs de fait et de droit ;
  • la signature manuscrite du réclamant ;
  • les pièces justificatives utiles.

L'envoi en lettre recommandée avec accusé de réception est vivement conseillé pour conserver une preuve de la date de dépôt, même si la réclamation en ligne génère un accusé de réception électronique tout aussi probant.

Le délai à respecter

Conformément à l'article R.* 196-2 du Livre des procédures fiscales (LPF), la réclamation relative aux impôts locaux doit être présentée au plus tard le 31 décembre de l'année suivant celle de la mise en recouvrement portée sur l'avis d'imposition. Ainsi, une taxe d'habitation établie en 2025 peut être contestée jusqu'au 31 décembre 2026. Passé ce délai, la réclamation est en principe irrecevable, sauf survenance d'un événement nouveau.

Le sursis de paiement

Le dépôt d'une réclamation ne dispense pas, en principe, du paiement de la taxe à l'échéance. Pour suspendre l'exigibilité des sommes contestées, le contribuable doit demander expressément le sursis de paiement prévu à l'article L. 277 du LPF. Lorsque le montant contesté en droits dépasse 4 500 euros, l'administration peut exiger la constitution de garanties.

Les justificatifs à joindre

La force d'une réclamation tient à la qualité de ses preuves. Selon le motif invoqué, il convient de produire : la copie de l'avis d'imposition contesté ; l'acte de vente ou le compromis pour un bien cédé ; un justificatif de domicile attestant que le bien constitue la résidence principale ; les devis, factures et photographies de travaux pour un logement inhabitable ; un constat d'huissier ; les attestations de résiliation des abonnements d'eau, de gaz ou d'électricité prouvant la vacance ou l'absence d'occupation. La charge de la preuve pesant sur le contribuable, la cohérence et la datation de ces pièces sont déterminantes.

Les erreurs à éviter

  • Cesser de payer la taxe sans avoir formellement demandé le sursis de paiement, ce qui expose à des pénalités de recouvrement.
  • Confondre réclamation contentieuse (contestation du bien-fondé de l'impôt) et demande gracieuse (remise pour difficultés financières), qui obéissent à des régimes différents.
  • Déposer la réclamation hors délai ou sans signature, causes fréquentes d'irrecevabilité.
  • Omettre les pièces justificatives, alors que la charge de la preuve pèse sur le contribuable.

Les voies de recours

L'administration dispose d'un délai de six mois, prévu par l'article R.* 198-10 du LPF, pour notifier sa décision. En cas de rejet exprès, ou de silence à l'issue de ce délai valant rejet implicite, le contribuable peut porter le litige devant le tribunal administratif dans les deux mois suivant la notification de la décision. Cette saisine ne nécessite pas le recours obligatoire à un avocat pour les litiges relatifs aux impôts directs locaux.

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Questions fréquentes

Les réponses aux questions que vous vous posez à propos de cette lettre.

Jusqu'à quand puis-je contester la taxe d'habitation de ma résidence secondaire ?
En application de l'article R.* 196-2 du Livre des procédures fiscales, la réclamation doit parvenir à l'administration au plus tard le 31 décembre de l'année qui suit celle de la mise en recouvrement figurant sur l'avis. Par exemple, pour une taxe d'habitation établie en 2025, vous avez jusqu'au 31 décembre 2026 pour la contester.
Quels motifs permettent d'obtenir un dégrèvement de la THRS ?
Les motifs recevables sont notamment l'erreur de qualification (le logement est en réalité votre résidence principale, ou a été vendu), la vacance involontaire du logement au 1er janvier, ou son caractère inhabitable (travaux lourds, insalubrité). Un simple désaccord sur le montant sans erreur d'assiette n'ouvre pas droit à dégrèvement.
Dois-je payer la taxe pendant l'examen de ma réclamation ?
En principe oui, sauf si vous demandez expressément le sursis de paiement prévu par l'article L. 277 du Livre des procédures fiscales. Ce sursis suspend l'exigibilité des sommes contestées jusqu'à la décision de l'administration ; au-delà de 4 500 euros contestés, des garanties peuvent vous être demandées.
Que faire si l'administration rejette ma réclamation ?
L'administration dispose de six mois pour répondre. En cas de rejet, total ou partiel, ou d'absence de réponse à l'expiration de ce délai valant rejet implicite, vous pouvez saisir le tribunal administratif dans un délai de deux mois à compter de la notification de la décision de rejet.