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Demande d'acte de notoriété pour une succession

Modèle de lettre pour demander à votre notaire un acte de notoriété prouvant votre qualité d'héritier et débloquer la succession sereinement.

Rédigé et vérifié par la rédaction d'Exemple de lettre, d'après les textes officiels (Légifrance, Service-Public).Notre méthode & nos sources →

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Comprendre l'acte de notoriété dans une succession

Au décès d'un proche, les héritiers doivent prouver leur qualité pour accéder aux comptes bancaires, percevoir des sommes ou disposer des biens du défunt. C'est précisément l'objet de l'acte de notoriété, document central de tout règlement successoral. Établi par un notaire, il identifie officiellement les héritiers et fixe la part dévolue à chacun. Sans lui, la plupart des établissements financiers et des administrations refusent de débloquer les avoirs du défunt.

Le cadre légal : article 730-1 du Code civil

La preuve de la qualité d'héritier est encadrée par les articles 730 à 730-5 du Code civil. L'article 730-1 prévoit que cette preuve peut résulter d'un acte de notoriété dressé par un notaire, à la demande d'un ou plusieurs ayants droit. L'acte doit viser l'acte de décès de la personne dont la succession est ouverte et mentionner les pièces justificatives produites, telles que les actes d'état civil et, le cas échéant, les documents relatifs aux libéralités à cause de mort.

L'article 730-3 précise que l'acte de notoriété fait foi jusqu'à preuve contraire : celui qui s'en prévaut est présumé avoir des droits héréditaires dans la proportion qui y est indiquée. L'article 730-4 ajoute que les héritiers désignés sont réputés, à l'égard des tiers détenteurs de biens de la succession, avoir la libre disposition de ces biens et des fonds dans la proportion mentionnée. C'est ce mécanisme qui permet de débloquer concrètement une succession.

Les pièces à réunir

Pour gagner du temps, rassemblez en amont les documents que le notaire vous réclamera :

  • l'acte de décès du défunt (à demander en mairie du lieu de décès) ;
  • le livret de famille et les actes d'état civil (naissance, mariage, éventuel divorce) du défunt et des héritiers ;
  • le contrat de mariage ou de Pacs s'il en existe un ;
  • le testament éventuel ou les actes de donation ;
  • une pièce d'identité de chaque héritier.

Le notaire interroge par ailleurs le Fichier central des dispositions de dernières volontés (FCDDV) afin de vérifier l'existence d'un testament enregistré.

Comment se déroule la procédure

La demande peut être adressée par courrier ou prise lors d'un premier rendez-vous. Une fois les pièces réunies, le notaire rédige l'acte et y fait figurer l'affirmation, signée par le ou les héritiers, attestant qu'ils ont vocation à recueillir tout ou partie de la succession. Cette signature engage la responsabilité du déclarant : toute déclaration inexacte peut entraîner des sanctions. L'héritier reçoit ensuite des copies authentiques qu'il transmet aux banques, organismes et administrations concernés.

Acte de notoriété ou attestation entre héritiers ?

Pour les successions de faible montant, le déblocage de certains comptes peut s'opérer au moyen d'une simple attestation signée par l'ensemble des héritiers, sans recours au notaire, dans les limites prévues par la réglementation bancaire. Dès qu'un bien immobilier, un testament, un héritier mineur ou un désaccord entre en jeu, l'acte de notoriété notarié devient indispensable et constitue le point de départ du règlement complet de la succession.

Erreurs fréquentes et recours

  • Oublier un héritier : l'acte doit recenser tous les ayants droit. Une omission peut fragiliser l'acte et engager la responsabilité du déclarant.
  • Confondre acte de notoriété et certificat d'hérédité : ce dernier, délivré autrefois en mairie, n'existe plus pour ce type de démarche ; seul le notaire établit l'acte de notoriété.
  • Négliger la recherche de testament : signer l'acte sans vérifier le FCDDV expose à une remise en cause ultérieure.

En cas de contestation, l'acte ne faisant foi que jusqu'à preuve contraire, tout intéressé peut apporter la preuve d'une autre dévolution successorale devant le tribunal judiciaire. Il est donc essentiel de fournir au notaire des informations complètes et exactes dès le départ.

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Questions fréquentes

Les réponses aux questions que vous vous posez à propos de cette lettre.

Qu'est-ce qu'un acte de notoriété et à quoi sert-il ?
L'acte de notoriété est un acte établi par un notaire qui constate la qualité d'héritier et la part revenant à chacun. Régi par l'article 730-1 du Code civil, il fait foi jusqu'à preuve contraire : celui qui s'en prévaut est présumé avoir des droits héréditaires. Il sert notamment à débloquer les comptes bancaires, percevoir des sommes ou vendre les biens du défunt.
Quelles pièces fournir au notaire pour l'établir ?
Le notaire demande l'acte de décès du défunt, le livret de famille et les actes d'état civil établissant les liens de parenté (actes de naissance, de mariage), ainsi que, le cas échéant, le testament ou les documents relatifs à des libéralités à cause de mort. Une recherche au Fichier central des dispositions de dernières volontés (FCDDV) est généralement effectuée.
L'acte de notoriété est-il obligatoire pour une succession ?
Il n'est pas systématiquement obligatoire. Pour les successions modestes, une attestation signée par l'ensemble des héritiers peut suffire auprès des banques, dans la limite et les conditions fixées par la loi. Au-delà, ou en présence d'un bien immobilier, d'un testament ou d'un désaccord, l'acte de notoriété notarié est requis.
Combien coûte un acte de notoriété et quel est le délai ?
L'acte de notoriété est un acte tarifé : son émolument est fixé par arrêté, auquel s'ajoutent les frais de recherche au FCDDV, les demandes d'actes d'état civil et la TVA. Le coût se situe généralement autour de quelques dizaines à une centaine d'euros. Le délai dépend du temps de réception des pièces, souvent de quelques jours à plusieurs semaines.