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Contrat d'apporteur d'affaires

Contrat d'apporteur d'affaires : encadrez la mise en relation, fixez la commission, l'exclusivité et la non-concurrence. Modèle clair et juridiquement fiable.

Rédigé et vérifié par la rédaction d'Exemple de lettre, d'après les textes officiels (Légifrance, Service-Public).Notre méthode & nos sources →

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À quoi sert un contrat d'apporteur d'affaires ?

Le contrat d'apporteur d'affaires organise une relation très répandue dans le monde des affaires : une personne (l'apporteur) met un professionnel en relation avec des clients ou partenaires potentiels, en échange d'une commission versée lorsque l'affaire se concrétise. Contrairement à l'agent commercial ou au courtier, l'apporteur n'a aucun pouvoir de représentation : il ne négocie pas, ne signe rien et n'engage pas le donneur d'ordre. Son rôle s'arrête à la mise en relation.

Formaliser cette relation par écrit présente un intérêt majeur : sans contrat, les litiges portent presque toujours sur le droit à commission (l'apporteur est-il bien à l'origine de l'affaire ?), sur son montant et sur le moment où elle devient exigible. Un document clair sécurise les deux parties.

Le cadre juridique applicable

Le contrat d'apporteur d'affaires n'est pas un contrat nommé : il ne fait l'objet d'aucun statut spécifique dans le Code de commerce. Il relève du droit commun des contrats, c'est-à-dire des articles 1101 et suivants du Code civil. Sa validité suppose donc le consentement des parties, leur capacité et un contenu licite et certain (article 1128 du Code civil).

Il est essentiel de bien le distinguer de statuts voisins :

  • L'agent commercial (articles L.134-1 et suivants du Code de commerce) négocie et éventuellement conclut des contrats au nom du mandant ; il bénéficie d'une indemnité compensatrice de fin de contrat. L'apporteur, lui, n'a aucun de ces droits.
  • Le courtier rapproche deux parties en vue d'un contrat mais peut intervenir pour les deux ; l'apporteur agit en principe au seul profit du donneur d'ordre.
  • Le VRP est un salarié, soumis au lien de subordination, ce que l'apporteur n'est jamais.

Cette qualification est capitale : si un juge requalifie le contrat en mandat d'agent commercial (parce que l'apporteur négociait réellement), le donneur d'ordre pourrait devoir une indemnité de rupture.

Les clauses indispensables

Pour être efficace, le contrat doit décrire précisément plusieurs éléments :

  • La mission : périmètre de la mise en relation, secteur géographique ou type de clientèle visé.
  • La commission : taux ou montant, assiette (chiffre d'affaires HT, marge, montant du contrat), et surtout le fait générateur (signature du contrat client, premier encaissement, etc.).
  • Le lien de causalité : il faut prévoir comment l'apporteur prouve qu'il est bien à l'origine de l'affaire (fiche de mise en relation datée, accusé de réception du donneur d'ordre).
  • L'exclusivité : facultative, elle peut profiter à l'apporteur (le donneur d'ordre s'engage à ne pas traiter le secteur autrement) ou au donneur d'ordre.
  • La non-concurrence et la confidentialité : pour protéger le fichier clients et le savoir-faire, en veillant à ce qu'une clause de non-concurrence reste limitée dans le temps, l'espace et l'activité pour ne pas être jugée disproportionnée.
  • La durée : déterminée ou indéterminée avec préavis de résiliation.

Obligations fiscales et sociales de l'apporteur

L'apport d'affaires exercé de manière habituelle et rémunérée est une activité professionnelle indépendante. L'apporteur doit donc être immatriculé (micro-entrepreneur, entreprise individuelle ou société), disposer d'un numéro SIRET et émettre des factures conformes mentionnant la TVA le cas échéant. Le recours répété à un apporteur non immatriculé peut caractériser un travail dissimulé et engager la responsabilité du donneur d'ordre.

Erreurs fréquentes à éviter

  • Ne pas définir le fait générateur de la commission, source du contentieux le plus courant.
  • Confier à l'apporteur un véritable pouvoir de négociation, ce qui risque la requalification en agent commercial.
  • Rédiger une clause de non-concurrence illimitée ou disproportionnée, susceptible d'être annulée.
  • Omettre la preuve de la mise en relation, qui prive l'apporteur de tout recours en paiement.

Recours en cas de litige

En cas de commission impayée, l'apporteur peut adresser une mise en demeure puis saisir le tribunal de commerce (litige entre professionnels). Le délai de prescription de droit commun est de cinq ans (article 2224 du Code civil). Une clause attributive de compétence ou de médiation insérée au contrat permet souvent de régler le différend plus rapidement et à moindre coût.

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Questions fréquentes

Les réponses aux questions que vous vous posez à propos de cette lettre.

Quelle est la différence entre un apporteur d'affaires et un agent commercial ?
L'apporteur d'affaires se borne à mettre en relation deux parties, sans pouvoir négocier ni conclure les contrats. L'agent commercial, régi par les articles L.134-1 et suivants du Code de commerce, négocie et éventuellement conclut au nom du mandant ; il bénéficie d'un statut protecteur et d'une indemnité de fin de contrat dont l'apporteur ne profite pas.
Le contrat d'apporteur d'affaires doit-il obligatoirement être écrit ?
Aucun texte ne l'impose : ce contrat relève du droit commun des contrats (articles 1101 et suivants du Code civil) et peut être verbal. Un écrit reste fortement recommandé pour prouver la mission, le taux de commission, l'exclusivité et le fait générateur du paiement, et éviter tout litige.
Quand la commission de l'apporteur est-elle due ?
La commission est due lorsque l'affaire est effectivement conclue et qu'un lien de causalité existe entre la mise en relation réalisée par l'apporteur et la signature du contrat. Les parties fixent librement le fait générateur exact (signature du contrat client ou encaissement) et le délai de paiement dans le contrat.
L'apporteur d'affaires doit-il être immatriculé ?
Oui, l'apport d'affaires exercé de façon habituelle et rémunérée constitue une activité professionnelle indépendante. L'apporteur doit être immatriculé (micro-entreprise, société ou entreprise individuelle), disposer d'un numéro SIRET et émettre des factures. À défaut, le recours répété à un apporteur non immatriculé peut caractériser un travail dissimulé.