Location meublée de tourisme : ce que change la loi Le Meur en 2026
La loi visant à réguler les meublés de tourisme (type Airbnb) produit ses effets en 2026 : abattement fiscal réduit, DPE obligatoire et pouvoirs renforcés des communes. Les conséquences pour les loueurs.
Adoptée fin 2024, la loi visant à renforcer les outils de régulation des meublés de tourisme — dite « loi Le Meur » — modifie en profondeur le cadre des locations de courte durée. Ses effets se déploient pleinement en 2026.
Une fiscalité moins avantageuse
Le principal changement concerne le régime micro-BIC. L'abattement forfaitaire pour frais est revu à la baisse :
- Meublés de tourisme non classés : abattement ramené à 30 %, avec un plafond de recettes abaissé ;
- Meublés de tourisme classés : abattement réduit également, mais demeurant plus favorable que pour les non classés.
Cette réforme rapproche la fiscalité des meublés touristiques de celle de la location nue, longtemps jugée désavantagée.
Le DPE devient obligatoire
Les logements proposés en meublé de tourisme doivent désormais respecter des exigences de performance énergétique, à l'image des locations classiques. Les passoires thermiques sont progressivement exclues de ce marché, comme elles le sont déjà de la location de longue durée.
Des communes aux pouvoirs renforcés
- Possibilité d'abaisser le nombre maximal de nuitées pour une résidence principale ;
- Extension des zones où une autorisation de changement d'usage est exigée ;
- Renforcement de l'enregistrement obligatoire via un téléservice national.
Les loueurs doivent vérifier les règles propres à leur commune, qui peuvent être plus strictes. Le non-respect des obligations d'enregistrement expose à des amendes significatives. Avant de se lancer, mieux vaut consulter le service urbanisme de la mairie.