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SMIC 2026 : revalorisation au 1er janvier

Le SMIC a été revalorisé au 1er janvier 2026. Découvrez le nouveau montant horaire et mensuel net, et les impacts sur les contrats à temps partiel et le calcul.

Un nouveau SMIC pour 2026

Comme chaque année, le SMIC (salaire minimum interprofessionnel de croissance) a été revalorisé au 1er janvier 2026. Cette hausse, calculée selon une formule légale tenant compte de l'inflation et de l'évolution du pouvoir d'achat des ouvriers et employés, s'applique automatiquement à tous les salariés rémunérés au SMIC, sans démarche de la part de l'employeur ni du salarié.

Combien gagne-t-on au SMIC en 2026 ?

Pour un temps plein (35 heures hebdomadaires, 151,67 heures mensuelles) :

  • SMIC horaire brut : revalorisé en début d'année selon décret publié au Journal officiel
  • SMIC mensuel brut : équivalent à 151,67 fois le taux horaire
  • SMIC mensuel net : environ 79 % du brut après cotisations salariales (soit environ 80 % du brut pour un salarié non cadre)

Pour un temps partiel, le montant est proratisé sur la base du nombre d'heures contractuelles.

Pour qui s'applique le SMIC ?

Le SMIC s'applique à tous les salariés du secteur privé, quel que soit leur âge (sauf abattements possibles pour les jeunes de moins de 18 ans avec moins de 6 mois d'ancienneté), leur ancienneté ou leur secteur. Il constitue le plancher absolu en dessous duquel aucun salaire conventionnel ou contractuel ne peut descendre.

Impacts indirects de la hausse du SMIC

La revalorisation du SMIC entraîne automatiquement plusieurs ajustements :

  • Réévaluation des salaires conventionnels en bas de grille (les minima de branche inférieurs au nouveau SMIC sont écrasés)
  • Calcul des indemnités de licenciement, de rupture conventionnelle ou de fin de CDD basés sur le salaire de référence
  • Plafonds d'allègements de charges (réduction Fillon) qui suivent une formule liée au SMIC

Que faire si mon employeur ne respecte pas le nouveau SMIC ?

Tout salarié rémunéré en dessous du SMIC peut :

  1. Adresser une mise en demeure écrite à l'employeur (par lettre recommandée avec AR)
  2. En cas d'absence de régularisation, saisir le conseil de prud'hommes pour obtenir le rappel de salaire sur les 3 dernières années
  3. Signaler la situation à l'inspection du travail, qui peut sanctionner l'employeur (amende de 1 500 € par salarié concerné)